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Méditation de l’évangile de dimanche 17 janvier par le P.Xavier Guermonprez

Crèche dans l’église saint-Maurice de Strasbourg. Photo de Dominique Schmitt-Luttmann publiée le 10 janvier 2021.

PRIÈRE D’ÉVANGILE, DE LA REVUE SIGNES D’AUJOURD’HUI:
Ton passage, Agneau de Dieu,
a croisé nos chemins
et nous t’avons suivi :
nous cherchons ta demeure.
Accueille-nous aujourd’hui près de toi
et nous proclamerons :
Ta rencontre, Seigneur, est l’aube de la vie !

Ton passage, Seigneur, a croisé nos chemins.
C’était un pauvre,
un homme, une femme, démunis
et tu m’as dit :
Reconnais mon visage.
Je t’ai vu, Seigneur,
ta rencontre a illuminé ma vie.

Signes d’Aujourd’hui le 17 janvier 2021.


PRIÈRE D’ACTION DE GRÂCE, DE LA REVUE SIGNES D’AUJOURD’HUI:

Béni sois-tu, Dieu vivant, notre Père:
tu fais de ton Église
un lieu de Parole et de communion.
Déjà tu nous unis dans la foi,
mais tu veux rendre plus visible, plus vraie,
l’unité de tous les croyants.

Béni sois-tu car tu nous as créés solidaires
dans l’espace et dans le temps!
Jean-Baptiste désigne le Christ,
André amène son frère à Jésus,
Jésus donne à Simon son nom de Pierre.
Ainsi commence l’Église…
Ainsi le message du salut poursuit sa course,
et nous continuons d’aller au Christ
en nous guidant les uns les autres.

Bénie soit l’œuvre de l’Esprit,
cette responsabilité partagée
dans la découverte du Christ!
C’est l’Esprit qui fait de nous un peuple de frères,
heureux de dire ensemble: NOTRE PÈRE!

Signes d’Aujourd’hui 17 janvier 2021.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean. (Jn 1,35-42)
En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit: «Voici l’Agneau de Dieu.» Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.

Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi –ce qui veut dire: Maître–, où demeures-tu?» Il leur dit: «Venez, et vous verrez.»

Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).

André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie» –ce qui veut dire: Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit: «Tu es Simon, fils de Jean; tu t’appelleras Kèphas» –ce qui veut dire: Pierre.

Frère Luc, né le 31 janvier 1914 à Bourg-de-Péage (Drôme), moine à Tibhirine (Algérie) et mort assassiné dans les jours suivants le 20 avril 1996.

5 COMMENTAIRES:

1) RECHERCHER DIEU

Je crois que nous ne pourrions pas entendre d’appel à la sainteté si nous ne nous mettions pas d’abord en quête de donner un sens à la vie, et du coup en recherche de comprendre la présence/action de Dieu dans l’histoire.

Dans ce passage d’Évangile, saint jean-Baptiste et les premiers disciples sont en recherche d’une parole qui les éclaire. Et ils sont inspirés pour s’orienter vers le Messie, pour trouver auprès de lui le message qui devient une Bonne-Nouvelle!

Depuis longtemps le peuple d’Israël a cherché Dieu: la Bible raconte la longue histoire de la révélation du visage de Dieu… Depuis plus longtemps encore les hommes ont cherché Dieu! Dans la diversité des religions nous est présenté un visage très riche du monde divin! Cette recherche, d’une certaine manière, constitue le chemin d’humanité dans lequel nous progressons encore et toujours!

2) NOTICE SUR L’AGNEAU DE DIEU:

«Pour des hommes qui connaissaient bien l’Ancien Testament, ce qui est le cas des disciples de Jean-Baptiste, l’expression « agneau de Dieu » pouvait évoquer quatre images très différentes.
«Premièrement, on pouvait penser à l’agneau pascal: le rite de la Pâque, chaque année, rappelait au peuple que Dieu l’avait libéré; la nuit de la sortie d’Egypte, Moïse avait fait pratiquer par le peuple le rite traditionnel de l’agneau égorgé, mais il avait insisté: « Désormais, chaque année, ce rite vous rappellera que Dieu est passé parmi vous pour vous libérer. Le sang de l’agneau signe votre libération. »
«Deuxièmement, le mot « agneau » faisait penser au Messie dont avait parlé le prophète Isaïe: il l’appelait le Serviteur de Dieu et il le comparait à un agneau: « Brutalisé, il s’humilie; il n’ouvre pas la bouche, comme un agneau traîné à l’abattoir, comme une brebis devant ceux qui la tondent: elle est muette; lui n’ouvre pas la bouche. » (Is 53,7). D’après Isaïe, le Serviteur de Dieu, le Messie subissait la persécution et la mort (c’est pour cela que le prophète parlait d’abattoir), mais ensuite il était reconnu comme le sauveur de toute l’humanité: Isaïe disait: « Voici que mon serviteur triomphera, il sera haut placé, élevé, exalté à l’extrême. » (Is 52,13)
«Troisièmement, l’évocation d’un agneau, cela faisait penser à Isaac, le fils tendrement aimé d’Abraham. Or Abraham avait cru un moment que Dieu exigeait la mort d’Isaac en sacrifice. Et il était prêt à accomplir ce geste que nous trouvons horrible, parce qu’à son époque, d’autres religions le demandaient. Et, quand Isaac avait posé à son père la question « mais où est donc l’agneau pour l’holocauste? », Abraham avait répondu: « C’est Dieu qui pourvoiera à l’agneau pour l’holocauste, mon fils ». Et, Abraham ne croyait pas si bien dire: car au moment où il allait offrir son fils, Dieu avait arrêté son geste, comme chacun sait, en lui disant « ne porte pas la main sur l’enfant ». Et il avait lui-même désigné à Abraham un animal pour le sacrifice. Et depuis ce jour-là, en Israël, on a toujours su que Dieu ne veut à aucun prix voir couler le sang des hommes.
«Enfin, quatrièmement, en entendant Jean-Baptiste parler d’un agneau, les disciples ont peut-être pensé à Moïse; car les commentaires juifs de l’Exode comparaient Moïse à un agneau: ils imaginaient une balance: sur l’un des deux plateaux, il y avait toutes les forces de l’Egypte rassemblées: Pharaon, ses chars, ses armées, ses chevaux, ses cavaliers. Sur l’autre plateau, Moïse représenté sous la forme d’un petit agneau. Eh bien, face à la puissance des Pharaons, c’étaient la faiblesse et l’innocence qui l’avaient emporté.» (Marie-Noeëlle THABUT le 12 janvier 2021.)

3) APPELER

L’action d’appeler se révèle riche de sens! On se reconnaît quand on est appelé par son nom… On reconnaît quelqu’un au son de sa voix, voire à son style ou son vocabulaire… On lance des appels qui se répercutent… On peut aussi appeler au secours…

L’appel dans le début de l’Évangile résonne avec force! Jean-Baptiste appelle à la conversion… Jésus appelle à le suivre… Le Père appelle à renouveler l’Alliance, et l’Esprit appelle à la confiance! Nous pouvons relever que cet appel se joue toujours de façon  personnelle.

Mais l’appel est encore pour aujourd’hui! Dans le quotidien de nos rencontres, dans la fidélité à nos promesses, dans la solidarité familiale, dans le courage du travail ou dans l’inventivité… L’Esprit de Dieu continue de conduire, de solliciter, de fortifier, d’illuminer, de guider les cœurs errants!

4) DISCIPLES-MISSIONNAIRES

Plusieurs des disciples qui sont appelés, dans ce texte, se font à leur tour appelants! «André amena son frère à Jésus»: la joie de découvrir le Messie se fait contagieuse! Tout ici se passe comme dans un seul mouvement: on est appelé et on appelle aussitôt. L’attraction se répercute de proche en proche…

Les hommes deviennent disciples en se faisant missionnaires; les envoyés en mission trouvent dans leur action matière à développer leur qualité de disciples… Il n’y a pas d’un côté la théorie et d’un autre la pratique, mais tout d’un seul tenant! Certains théologiens ont élaboré la notion de « contemplaction »: la méditation se nourrit des réalisations concrètes, et la foi en acte trouve dans la contemplation sa prolongation…

5) QUESTIONS POUR ALLER PLUS LOIN

Quels événements vécus, ou quelles découvertes récentes dans ma vie, m’aident à donner un sens à mon histoire?

Quels appels extérieurs est-ce que j’entends? Quels appels intérieurs est-ce que je ressens?

Quel visage de Jésus est-ce que je m’imagine? Le plus important dans cette question n’est pas la description de ses traits, mais les qualités qui me semblent nécessaires pour appeler et guider les hommes…

Quelles expressions, quelles images, quels exemples, quels modèles peut-être est-ce que j’emploie pour appeler d’autres vers la foi chrétienne?

Chapelle Notre-Dame-des-Vernettes, à 1800 mètres d’altitude, domine la commune de Peisey-Nancroix en Savoie. Lieu de pèlerinage construit au XVII° siècle, il rassemble les foules chaque 16 juillet! (Photo de l’office de tourisme de Peisey-Vallandry.)

INTENTIONS DE PRIÈRE:

Seigneur, je te prie pour notre Mère l’Église, afin qu’elle ouvre son cœur et ses bras à tous ceux que tu appelles à découvrir ton Amour.

Seigneur, je te prie pour les hommes et les femmes qui gouvernent les peuples, afin qu’ils se laissent toucher par les voix qui réclament justice et paix.

Seigneur, je te prie pour toutes les personnes que tu appelles à donner leur vie, afin qu’elles répondent sans hésiter à cette invitation personnelle.

Seigneur, je te prie pour ma paroisse, afin qu’elle s’ouvre à une plus grande écoute des plus fragiles et des plus petits.

Le 18 janvier, la semaine de l’unité des chrétiens va débuter. «Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance.» (Jean 15,1-17) Que nos assemblées soient remplies par l’amour du Seigneur, et qu’elles prennent ainsi le chemin du bon accueil frères et sœurs dans la foi en Christ.

Plus de propositions œcuméniques sur la page internet: http://www.unitechretienne.org/semaine-de-priere/semaine-en-cours/theme-de-la-semaine

Prière d’abandon du bienheureux Charles de Foucauld:

Mon Père, je m’abandonne à toi,
fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi, je te remercie.

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que ta volonté
se fasse en moi, en toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime,
et que ce m’est un besoin d’amour de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance,
car tu es mon Père.

Un clin d’œil: Charles de Foucauld est en voie de canonisation! «La Congrégation des causes des saints a annoncé mercredi 27 mai que le pape François l’avait autorisée à publier un décret reconnaissant un miracle attribué au bienheureux Charles de Foucauld. Cette décision ouvre la voie à la prochaine canonisation du « frère universel ». Né en 1858 à Strasbourg, tué en 1916 à Tamanrasset (Algérie), Charles de Foucauld, après une vie tumultueuse, s’était dévoué au témoignage de l’Évangile chez les peuples du Sahara, menant une vie simple dans l’ermitage qu’il s’y était construit.» (la-croix.com)