Chers frères et sœurs,

Après avoir vécu le premier carême de mon ministère de prêtre au cœur du confinement stricte de Mars 2020, avec toutes les interrogations, inquiétudes et incertitudes liées à la situation sanitaire qui, malheureusement, prévaut toujours, me voilà à nouveau sur les routes du désert quadragésimal avec vous, à la suite du Christ. Et nous poursuivons ensemble ce parcours du Carême non moins parsemé d’interrogations, où nous sommes invités à contempler le mystère de la Croix, qui consiste à nous rendre «conformes au Christ dans sa mort» (Ph 3,10), pour opérer une profonde conversion de notre vie: nous laisser transformer par l’action de l’Esprit Saint, comme saint Paul sur le chemin de Damas.

Pour moi, et je crois bien que c’est aussi votre cas, cette période du Carême est un temps favorable pour reconnaître notre fragilité, pour accueillir, à travers une sincère révision de vie, la Grâce rénovatrice du Sacrement de Pénitence (prévu dans sa forme intergénérationnelle le 13 Mars à l’Eglise des cités de 09h30 à 12h15) et marcher résolument vers le Christ. En ce sens, le geste de la pierre que nous sommes appelés à poser durant ce temps de carême, tout en étant un symbole de notre total abandon à Dieu de qui vient tout réconfort (2 Co 1,4), est aussi un appel à nous libérer de notre égoïsme en dépassant l’instinct de domination des autres et en nous ouvrant à la charité du Christ.

C’est, pour finir, une belle expérience pour moi de faire avec vous ce cheminement marqué par la prière et le partage, par le silence et le jeûne, dans l’attente de vivre la joie pascale au delà des incertitudes liées à l’épidémie.

Précieux AKODJENOU(Prêtre)

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