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Chers amis, en finissant la semaine missionnaire mondiale, du 11 au 18 octobre, nous savons bien que la mission n’est jamais finie! L’Évangile de ce dimanche nous invite à ouvrir les yeux pour voir la merveille du Salut de Dieu plutôt que les miroitements de l’argent!

Au sommaire:
– Introduction
– Prière
– Texte de l’Évangile (Mt 22,15-21)
– Commentaire
– Explication sur la monnaie romaine
– Prières missionnaires
– THÈME 2020 de la Semaine missionnaire mondiale
– Méditation de sœur Marie-Pierre FAURE

Introduction de la revue Signes 2008:
Jésus ne répond pas directement à la question que les disciples des pharisiens lui posent. La monnaie qu’on lui présente est frappée à l’image de César, elle appartient donc à cet empereur. Elle ne reflète pas l’image de Dieu, et comment le pourrait-elle? Il y a les royaumes du monde et le Royaume des cieux. On ne peut les confondre. À partir de Pâques, les disciples croient que, par sa mort et son exaltation, le Seigneur Jésus entraîne ses frères près du Père, dans le domaine du divin, dans le Royaume des cieux. Il est venu sauver et «rendre à Dieu ce qui est à Dieu». Dieu n’a-t-il pas créé l’homme à son image?

Prière du matin, écrite comme une chanson par le père Hervé Huet en 2018:

Stance introductive
En ce jour qui commence, qui n’a jamais été, me voici, en silence, Jésus mon bien-aimé. Je me présente à toi en cette aurore nouvelle. Viens déposer en moi, ta puissance éternelle.

Refrain
Voici j’ouvre mon cœur, les volets de mon âme, pour accueillir, Seigneur, ta lumière et ta flamme. Et je hisse la voile pour me laisser guider par l’Esprit, ton étoile, ô Christ ressuscité!

Couplet 1
Que mes mains soient tes mains pour qu’au long de ce jour tous mes gestes humains parlent de ton amour. Que mes yeux soient tes yeux pour que je voie aussi ces couleurs et ces feux que seuls voient les petits.

Refrain
Voici j’ouvre mon cœur, les volets de mon âme, pour accueillir, Seigneur, ta lumière et ta flamme. Et je hisse la voile pour me laisser guider par l’Esprit, ton étoile, ô Christ ressuscité!

Couplet 2
Que ma voix soit ta voix pour que dans mes paroles quelque chose de toi illumine ou console. Que mon cœur soit ton cœur pour que mon seul désir soit d’offrir à toute heure, ta bonté, ton sourire.

Refrain
Voici j’ouvre mon cœur, les volets de mon âme, pour accueillir, Seigneur, ta lumière et ta flamme. Et je hisse la voile pour me laisser guider par l’Esprit, ton étoile, ô Christ ressuscité!

Stance finale
En ce jour qui commence, qui n’a jamais été, me voici, en silence, Jésus mon bien-aimé. Avec Marie ta Mère, j’exulte et te bénis, et tourné vers le Père lui dis déjà: merci!

Vous pouvez retrouver cette prière avec un commentaire d’explication sur la page internet: https://fr.aleteia.org/2018/01/10/une-belle-priere-pour-commencer-la-journee-et-rendre-nos-vies-plus-inspirees/

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu. (Mt 22,15-21)

En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode: «Maître, lui disent-ils, nous le savons: tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis: Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur?»

Connaissant leur perversité, Jésus dit: «Hypocrites! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve? Montrez-moi la monnaie de l’impôt.» Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit: «Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles?»

Ils répondirent: «De César.»

Alors il leur dit: «Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.»

Commentaire:

Nous sommes encore dans le chapitre 22 de saint Matthieu, juste après la parabole de dimanche dernier sur l’invitation aux noces, faite aux croisées des chemins… La transition entre cette parabole et notre confrontation d’aujourd’hui est sommaire: «Alors les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler.» (Mt 22,15) C’est à croire que certains cherchaient souvent à prendre Jésus en défaut!

On commence par féliciter Jésus sur la sincérité de ses paroles: «Tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité…» Cette gratification est un paradoxe car ce « Jésus » est perçu comme un prophète autodidacte sorti de nulle part, et qui ose enseigner dans le Temple! Le lecteur n’est pas dupe… grâce à saint Matthieu qui lui a expliqué le piège, mais la foule peut tout à fait prendre ces paroles au premier degré! Et de fait on prend la peine d’ajouter que Jésus ne se laisse influencer par personne. Pour les disciples des Pharisiens et d’Hérode c’est facile à deviner: si Jésus s’était laissé influencer, il n’aurait pas enseigné dans le Temple!

Mais moi aujourd’hui, comment est-ce que j’accueille l’enseignement de Jésus? et les autres enseignements? Est-ce que je me laisse influencer? Est-ce que j’ose une parole plus libre? Est-ce que je forge ma propre opinion en approfondissant personnellement? Est-ce que je confronte ma foi à celle d’autres dans un partage fraternel et confiant? Dans mes réponses concrètes, pas d’idéal: j’avance dans ma foi à petits pas souvent hésitants… Heureusement la Parole de Dieu m’entraîne plus loin!

«Hypocrites!»: l’hypocrisie est au premier degré le fait de « juger par derrière », de se faire donc un masque souriant par-devant et de réserver ses condamnations par-derrière! Jésus relève cette attitude de façon brutale; serait-il en colère? Je crois que je le serais à sa place… En tout cas la stratégie des Pharisiens et des partisans d’Hérode avance de façon cachée: plutôt que d’arrêter ce Jésus au risque de faire de lui un martyr aux yeux de la foule, il s’agit de ternir son image, de révéler les limites de sa prophétie.

La réponse de Jésus manifeste une étonnante liberté: «Rendez donc à César ce qui est à César!» (Mt 22,21) Au lieu de se laisser enfermer dans une interprétation des rapports de pouvoir entre la religion juive (l’impôt du Temple, obligatoire pour tout « bon croyant » d’Israël) et la domination romaine (l’impôt impérial qui apauvrit les citoyens d’Israël), Jésus revient à l’essentiel, à savoir qui est l’image de qui? Il nous montre une extraordinaire liberté par rapport à l’argent, au commerce, à la propriété… Ce n’est pas nouveau car il en a déjà tenu le discours au chapitre 6, mais cela nous ouvre à une autre interprétation: l’être humain est créé à l’image de Dieu (Genèse 1 et 2). Et cela change radicalement notre regard sur ce qui est précieux et ce qui ne l’est pas!

Pour que vous n’ayez pas à chercher loin:
Matthieu 6: 19 «Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. 20 Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. 21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur… 24 Nul ne peut servir deux maîtres: ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. 25 C’est pourquoi je vous dis: Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements?»
Genèse 1: 27 Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. 28 Dieu les bénit et leur dit: «Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre.»

En revenant à notre passage de dimanche, il est presque regrettable que la liturgie n’ait pas retenu le verset de conclusion: «À ces mots, ils furent tout étonnés. Ils le laissèrent et s’en allèrent.» (Mt 22,22) Car cette affirmation nous fait passer du statut de spectateur à celui de témoin: je peux être moi aussi étonné par cette réponse de Jésus, mais me sentir interpellé, et me demander qui est Jésus pour moi!

Mais quelle est cette monnaie à l’effigie de César??
Première réponse: elle a été inventée par Jules César!
«…César est de plus en plus haï par un certain nombre de Romains qui considèrent qu’il se prend pour un roi et peut-être même pour un dieu. César donne l’impression de tout faire pour ressembler à un roi: les monnaies sont frappées à son effigie, parfois avec une couronne. Il siège sur une sorte de trône et quand les sénateurs viennent le voir, il ne daigne plus se lever pour les saluer. Ne se considère-il pas aussi comme un dieu ? Sa statue est installée dans les temples, à côté de celles des divinités. Le mois de sa naissance, « quintilis », change de nom et s’appelle désormais « Julius » (juillet), en son honneur. Des fêtes splendides sont organisées pour lui et un prêtre est chargé des cérémonies de son culte, comme s’il était bel et bien devenu un dieu.»

(Extrait de la page internet: https://www.iletaitunehistoire.com/genres/documentaires/lire/bibliddoc_001#histoire

Deuxième réponse: cette monnaie a rencontré un impérial succès!

«La monnaie romaine est de toutes les monnaies antiques celle qui a connu la plus longue et la plus grande expansion géographique, jusqu’à devenir durant plusieurs siècles la monnaie commune du monde occidental et méditerranéen… Les empereurs soignent particulièrement leur portrait sur les monnaies qui servent de propagande, le sesterce en laiton valant un quart de denier est, avec son diamètre d’environ 33 mm, la monnaie reine de l’époque… L’avers (« côté face ») représente la plupart du temps l’effigie de l’empereur régnant à l’époque de l’émission de la monnaie. Les revers des monnaies sont l’occasion de faire de la propagande : ils célèbrent les victoires et les conquêtes des empereurs, ils représentent des dieux, des déesses, des allégories symbolisant des qualités associées à l’empereur, des monuments, des provinces personnifiées, des animaux. On compte parfois plusieurs centaines de revers différents pour un seul empereur, parmi lesquels certains d’une grande importance historique. Les impératrices et les enfants de la famille impériale sont aussi parfois représentés…»

(Extrait de la page internet: https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_romaine

Mais dans l’Évangile de dimanche il est question de denier! Le denier, du latin denarius, est l’une des monnaies de base du système monétaire romain. Il s’agissait d’une pièce d’argent, d’un poids d’environ 3 à 4 g selon les époques, et valant 4 sesterces… Les troubles civils du Ier siècle av. J.-C. et la constitution d’armées rivales multiplient les ateliers d’émission de monnaie d’argent et aussi d’or. Devenu seul maître de l’Empire, Auguste César organise un système monétaire dans lequel le sesterce, le denier et l’aureus sont les principales espèces. Au IIIe siècle, en 215, sous Caracalla, paraît une nouvelle monnaie, l’antoninien, d’une valeur de deux deniers… Le denier, en tant que pièce, est dès lors amené à disparaître sous l’empereur Gallien.

Et que pouvait-on acheter avec un denier? Il est difficile pour l’archéologue d’aujourd’hui de donner une réponse exacte, tant il y a eu de fluctuations… Voici quand même quelques indications: la rémunération annuelle d’un soldat romain s’élevait à 225 deniers; 1 livre (324 g) de pain pouvait valoir 1 as (1/16e de denier); une tunique se vendait souvent 3 deniers (ou 12 as); une mule valait 130 deniers…

Prière missionnaire:
R/ Me voici, envoie-moi! Me voici, guide-moi! Me voici, envoie-moi! Fais de moi, tout ce que tu voudras!

1. Seigneur, tu le sais, oui dans mon coeur. Je n’ai qu’un désir, c’est de t’aimer. Pour cela, viens chasser toutes mes peurs. Viens me guérir et me pardonner.

2. Seigneur, la mission devant mes yeux est trop grande pour ton serviteur. Mais je crois que tu veux me rendre heureux. Quand tu m’appelles, c’est pour mon bonheur.

3. Seigneur, ta lumière s’est levée d’un bout à l’autre de tout l’univers. Que chaque homme en soit illuminé et découvre ton amour de Père.

4. Seigneur, chaque jour tu nous conduis. Tu nous soutiens, toi l’Emmanuel. Quelle joie quand tu nous bénis! Tous ensemble, marchons vers le Ciel.

Ces intentions sont en fait les couplets d’un chant, que vous pouvez retrouver sur la page internet: https://www.opm-france.org/semaine-missionnaire-mondiale-2020-me-voici-envoie-moi/

Prière des enfants missionnaires
Seigneur, par mon baptême,
Tu m’as fait entrer dans la grande famille de tes enfants, l’Église.
Tu me connais par mon nom et Tu m’appelles à être missionnaire.

Aide-moi à m’intéresser aux autres, à les aimer et à les rencontrer tels qu’ils sont.
Aide-moi à partager mon temps, mon amitié et mon argent,
avec tous mes frères et soeurs du monde entier.

Apprends-moi à Te prier chaque jour,
et à Te faire confiance en toute chose.

Regarde et bénis, Seigneur, tous les enfants du monde.
Apprends-moi à me mettre au service de mon prochain,
que je sois, dans la joie, témoin de l’Évangile.

Amen

Prière extraite de la page internet: https://www.opm-france.org/enfants-et-jeunes/

Méditation de sœur Marie-Pierre FAURE
Prière au Père

Tu es le Seigneur, il n’y en a pas d’autre
et tu nous prends par la main.
Mets en nous le désir d’être un bon instrument
de ton amour dans notre vie quotidienne,
face à ceux qui nous entourent
mais aussi face à ceux que nous rencontrons
«à la croisée des chemins».
Que notre amour réponde à ton appel.
Chacun est aimé de toi;
chacun est de grand prix à tes yeux.
Pas un que tu n’aies aimé
jusqu’à donner ton Fils unique
pour qu’il partage ta joie;
pas un croyant qui n’ait été choisi
pour en devenir le témoin.
Père, donne-nous de «vouloir ce que tu veux
et te servir d’un coeur sans partage».
Devant tout ce qui tend des pièges à notre foi,
donne-nous d’être forts et clairvoyants
comme Jésus, notre Sauveur,
comme les saints qui l’ont aimé,
comme saint Paul qui annonçait sa parole.
Père, que nous te rendions avec joie
ce qui t’est dû.
Alors, nous serons libres
et nous connaîtrons ta joie.
Oui, Père, garde nos yeux fixés sur Jésus,
nos esprits ouverts à ses actions,
ses paroles. ses enseignements.
Ne nous laisse pas biaiser, tricher,
avec la vérité.
Rends-nous semblables à celui
qui a su magnifiquement déjouer les pièges
et mettre ceux qui l’interrogeaient face à la vérité.
Que l’Esprit Saint illumine les paroles de l’Évangile
et que la force du Christ habite notre faiblesse;
qu’il fasse de nos vies des images de la sienne,
des vies soutenues par une immense espérance
puisée dans l’Eucharistie,
car il nous fait «trouver des forces neuves
dans cette communion aux réalités du ciel»

Méditation de sœur Marie-Pierre FAURE, extraite de la revue Signes d’Aujourd’hui n°198.

Mais qui es-tu Jésus, pour nous parler ainsi ?!?

Mois d’octobre, mois du Rosaire… Unissons notre prière à celle des chrétiens qui prient le chapelet en comités, ou des équipes du Rosaire qui se réunissent en nombre de lieux du diocèse.