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Nous voici dans la période intermédiaire entre l’Ascension et la Pentecôte (10 jours). Jésus est monté au ciel en bénissant les Apôtres, mais sa promesse d’un autre Paraclet n’est pas encore accomplie… C’est probablement l’occasion de méditer sur l’invisibilité de Jésus-Christ, et l’attente de l’Esprit-Saint… Jésus nous gratifie d’une belle méditation dans le chapitre 17 de l’Évangile de saint Jean! un chapitre qui mériterait qu’on s’y arrête plus de 5 minutes!

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PRIÈRE de Claude Bernard :
Dieu qui fais toutes choses nouvelles
Quand passe le vent de l’Esprit,
Viens encore accomplir tes merveilles
Aujourd’hui.

N’as-tu pas sanctifié les prémices
Du Peuple choisi par amour?
Illumine tous ceux que l’Église
Met au jour.

Dans la brise ou l’éclat du tonnerre
L’Esprit nous entraîne en son chant:
C’est ta voix, ô Seigneur, sur la terre,
Maintenant.

Hymne de Claude Bernard pour la CFC, © CNPL 1973

Photographie d’oiseaux migrateurs, © DepositPhotos


INTRODUCTION à l’Évangile en forme de Prière :
Seigneur Jésus, l’heure est venue, tu vas nous quitter… Le moment est arrivé du don ultime de toi-même. Tu vas donner ta vie par amour pour les hommes. Pour tous les hommes: les méchants comme les bons, les grands comme les faibles, et même pour un « pauvre vagabond » comme moi.

Je désire ardemment pénétrer dans ton cœur de prêtre. J’ai besoin de regarder comme toi le cœur de l’humanité, avec la confiance qui te caractérise, la paix intérieure et l’indestructible espérance!

Je te serai toujours reconnaissant, Seigneur, pour m’aimer jusqu’à donner ta vie pour moi sur la croix. Oui, je veux te remercier sans cesse… J’accueille le don de ton Esprit-Saint. Aide-moi à être attentif à vous, Sainte-Trinité, afin que je puisse suivre ton chemin d’amour, en donnant ma bienveillance et ma générosité.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean. (Jn 17,11b-19)
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi: «Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.

«Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie.

«Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.

«Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.

«Sanctifie-les dans la vérité: ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.»


5 COMMENTAIRES :
L’UNITÉ : Dieu est un! Au-delà de l’évidence, j’accueille l’idée que Dieu est communion. L’unité ici n’est pas une formule mathématique mais un art de vivre, une communion des cœurs, une unité de destin… La Promesse de l’Ancien-Testament s’accomplit dans le Nouveau-Testament. L’Esprit du Christ est le même que celui du Père. Les paroles du Fils révèlent le cœur du Père. Et l’intimité entre les deux est telle que l’appellation « abba »/ »papa » se fait affectueusement familière! Ici, en Jean 17, Jésus prie pour l’unité des disciples, l’unité divine étant une certitude. Jésus ne considère donc pas l’unité comme un acquis, mais plutôt comme un combat; en effet, l’esprit de désunion, de rejet des différences, n’a pas encore dit son dernier mot!

LE NOM : Dieu a un nom! un nom que Jésus respecte et chérit… Dieu n’est pas un inconnu, ni une force anonyme… Dieu, c’est quelqu’un! Dieu créateur… Dieu sauveur… Il appela Abraham, Moïse et les prophètes… Il appela son peuple à la fidélité à son Nom… Il aima son peuple, comme un père qui pardonne et prend patience… Dans sa prière, Jésus entre dans une relation personnelle au Père; il lui parle, il l’écoute, il prend exemple sur lui… C’est de plus une relation constante, comme quand on a quelqu’un « dans la peau »! Le Nom qu’on n’ose pas prononcer, l’attribut personnel qui permet de « mettre la main » sur quelqu’un, Jésus l’appelle avec respect et confiance… Son propre Nom -sa qualité de Fils-, sera désormais associé à celui du Père, dans la communion de l’Esprit. Bref, un Nom pour 3 personnes…

LA JOIE : Elle rappelle l’Évangile de dimanche dernier: «Demeurez dans mon amour. […] Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.» (Jn 15,9.11) La joie comme un cadeau de Dieu pour qui cherche à le rencontrer…

LE MONDE : Le monde est ambivalent chez saint Jean: il est souvent perçu comme foncièrement mauvais (tentateur, artificiel, perfide), mais il n’en reste pas moins le seul univers connu, contenant à la fois du bon et du mauvais… Jésus, dans sa prière sacerdotale, ne se positionne pas contre le monde entier, mais contre ce qui est de l’ordre du mauvais! Il veut soutenir ses disciples, il leur donnera le meilleur en leur envoyant l’Esprit-Saint.

LA VÉRITÉ : «Je suis le chemin, la vérité et la vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi.» (Jn 14,6) Pour nous, la vérité est un chemin, que Jésus nous montre… Mais pour Dieu, la vérité est une évidente lumière! (Jn 1,9-10: «Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu.») Jésus prie pour nous, pour que nous progressions dans la vérité de notre être. Jésus se donne pour nous, pour que nous vivions dans une communion véritable. Et Jésus se reçoit du Père, dans la vérité de l’Esprit… circulation de Lumière divine, dans laquelle Jésus se consacre tout entier, pour nous conduire dans la vraie Vie!

Un clin d’œil à nos amis portugais et à la mémoire de la première apparition de Notre-Dame à Fatima le 13 mai 1917. Je vous propose d’écouter le chant le plus souvent chanté dans le sanctuaire de Fatima: https://www.youtube.com/watch?v=BVBqRTkRbnw

A treze de Maio
Na Cova da Iria,
Apareceu brilhando
A Virgem Maria.

Le treizième jour de mai,
À Cova de Iria,
Est apparue brillante
La Vierge Marie.

Avé, Avé, Avé Maria !
Avé, Avé, Avé Maria !

A Virgem Maria
Cercada de luz,
Nossa Mãe bendita
E Mãe de Jesus.

La Vierge Marie,
Entourée de lumière,
Notre mère bénie
Et Mère de Jésus.

Avé, Avé, Avé Maria !
Avé, Avé, Avé Maria !

Foi aos pastorinhos,
Que a Virgem falou,
Desde então nas almas,
Nova luz brilhou.

C’est aux petits bergers
Que la Vierge a parlé.
Depuis, dans les âmes,
Une nouvelle lumière a brillé.

Avé, Avé, Avé Maria !
Avé, Avé, Avé Maria ! 

St Matthias

Saint Matthias, nouvel Apôtre dont il est question dans la première lecture de ce dimanche, est fêté le 12 mai!

«Judas vient de se pendre. Il lui faut un successeur pour compléter le chiffre de 12 apôtres choisis par le Maître pour marquer les 12 tribus d’Israël. Parmi les témoins de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus, le conseil présente deux candidats possibles. Saint Matthias est choisi par Dieu lui-même, le maître du sort et de l’existence. Il suivait Jésus depuis le baptême du Jourdain. On en fait l’évangélisateur de l’Éthiopie, d’autres le font mourir martyr en Judée.»

(Information de la page internet: https://nominis.cef.fr/)

Le Christ en Gloire, scène centrale du tympan de la basilique de Conques.

«Le Christ : à la fois juge et roi (IVDEX et REX gravés sur son nimbe), trône en majesté dans une gloire parsemée d’étoiles, au milieu des nuées. Le bras droit levé, il accueille les élus et de la main gauche abaissée, il désigne l’Enfer aux damnés. Son visage allongé exprime la gravité du Souverain-Juge. Ses vêtements, tunique et manteau (le pallium), sont échancrés sur le flanc pour laisser voir la plaie du coup de lance. Il est entouré de ses anges (selon Saint Matthieu, le Christ apparaît lors du Jugement Dernier « entouré de tous ses anges ».) Au-dessus du Christ, deux anges tiennent la croix d’une main, de l’autre le fer de lance et le clou, instruments de la Passion ; deux anges volent à l’horizontal et sonnent le cor pour « rassembler les élus » (Saint Matthieu).» (Plus d’informations sur la page internet: https://lewebpedagogique.com/histoiredesartsduhamel/2013/02/20/vision-du-jugement-dernier-le-tympan-de-conques/)
– Prions pour tous les missionnaires de l’Évangile, ici et partout dans le monde; que le Seigneur les garde dans la paix et la sérénité.
– Prions, en cette Journée mondiale des moyens de communication sociale, pour les professionnels des médias; que le Seigneur les comble de son Esprit.

– Prions pour les personnes malheureuses et pour celles qui ne voient pas de sens à leur vie; que le Seigneur leur donne des signes d’espérance.

– Prions pour les hommes et les femmes d’État; que le Seigneur les éclaire de sa sagesse.

– Prions pour les membres de notre communauté chrétienne; que le Seigneur les garde dans l’unité et leur donne de témoigner du Ressuscité avec humilité, douceur et patience.

(Texte extrait de la page internet: http://www.vieliturgique.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=52)


Qu’est-ce que la Journée mondiale des Communications sociales ?

Chaque année, depuis le concile Vatican II, les catholiques sont invités à participer à la « Journée Mondiale des Communications Sociales ». Le 24 janvier, en la fête de Saint François de Sales (patron des journalistes), le Saint-Siège publie un message.

L’événement, qui se décline le dimanche entre l’Ascension et la Pentecôte, appelée en France “Journée Mondiale de la Communication” a pour objectif de mieux faire connaître les moyens de communication au niveau des paroisses, des diocèses et des services de l’Eglise catholique.
Au cours de cette journée placée sous l’égide de la communication, les chrétiens sont invités à découvrir les médias et les supports de communication proposés par l’Eglise, à prier pour les hommes et les femmes professionnels de la communication, à récolter des fonds pour soutenir les services diocésains de l’information et de la communication.

À chaque époque, l’Église a su utiliser les moyens disponibles pour répondre aux défis toujours nouveaux et communiquer l’Évangile. Elle utilise donc les moyens actuels : sites Internet, blogs, newsletters, bulletins diocésains, journaux paroissiaux, affiches, radio et télévision, édition. Et pour adapter sa communication aux mutations engendrées par les nouvelles technologies, elle a aussi besoin de former ses responsables.

(Texte extrait de la page internet: https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-medias/370104-quest-ce-que-la-journee-mondiale-des-communications-sociales/)

Vous pouvez voir aussi un extrait du message du Saint-Père pour la 55e Journée Mondiale des Communications Sociales le 16 mai 2021, sur cette page internet: https://www.journee-mondiale.com/123/journee-mondiale-des-communications-sociales.htm#:~:text=Communiquer%20en%20rencontrant%20les%20personnes,sur%20la%20personne%20%C3%A0%20rencontrer.


— 
Xavier Guermonprez, prêtre à Montargis.xguermonprez45@gmail.com


Méditation de l’évangile de jeudi 13 mai jour de l’Ascension de notre Seigneur

Voici que nous fêtons, 40 jours après la Résurrection, l’Ascension du Christ.

Le mot «ascension» vient du substantif latin ascensio («action de monter») qui vient lui-même du verbe ascendere (ad-scendere), qui signifie «monter, gravir». Évidemment, on peut déduire que les mots de la même famille ont la même étymologie: ascenseur, ascendance, ascendant, ascensionnel, ascensionner, ascensionniste et ascensoriste…

Dans les derniers versets de l’Évangile de saint Marc que nous écoutons ce jeudi 13 mai, Jésus ressuscité envoie ses disciples annoncer à tous la Bonne-Nouvelle que la Gloire de Dieu est maintenant manifestée aux croyants. Les signes de cette Gloire peuvent se discerner dans la bénédiction, la guérison, la communion… Puis Jésus entre lui-même dans cette Gloire divine, à l’image des prophètes comme Élie (2Rois 2,11). Il est emporté auprès de Dieu, à la place d’honneur et de pouvoir, non seulement vivant mais encore « travaillant » à communiquer son Esprit aux croyants.

INTRODUCTION du père François Régnault sur l’Ascension :

L’évangile de Marc, que nous lisons l’année B, nous dit que «Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.» (Évangile selon saint Marc, 16,19) Quarante, nous le savons bien, est un nombre symbolique (pensons, par exemple, aux quarante jours que le Christ a passés dans le désert avant de commencer sa mission). Ici, cette durée marque le temps qui a été nécessaire aux apôtres pour accueillir la réalité de l’événement dont ils étaient les témoins à savoir la Résurrection du Christ. D’ailleurs, les récits d’apparition que nous lisons, cette année, le deuxième et le troisième dimanche de Pâques (l’apparition aux apôtres puis à Thomas, la rencontre des disciples d’Emmaüs avec le Christ ressuscité) attestent que la Résurrection n’allait pas de soi et qu’il a fallu ce temps, sans doute, pour que les apôtres passent du doute à la foi et reconnaissent les signes de la présence du Christ ressuscité.

Et puis, ce même Évangile de Marc, nous rappelle qu’à l’Ascension a lieu l’envoi en mission des apôtres : « Jésus leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. » (Évangile selon saint Marc 16,15) Désormais, il appartient aux disciples du Christ de proclamer l’Évangile à travers les âges et de poser les gestes qui attestent la victoire du Christ sur tout ce qui est l’expression du Mal. De fait, à partir de la Pentecôte que nous fêtons dix jours après l’Ascension, c’est bien cette mission que les apôtres, saisis par l’Esprit Saint qui leur est donné ce jour-là, vont avoir à cœur d’accomplir. Nous le comprenons, ce dont il s’agit est bel et bien de poursuivre l’œuvre de Salut du Christ dans l’histoire. D’ailleurs, c’est bien ce qu’attestent les signes qu’évoque saint Marc, notamment l’imposition des mains aux malades. Aujourd’hui, c’est bien encore par des gestes ou des paroles que les disciples du Christ signifient la libération intérieure ou le relèvement des personnes dans tout ce qui constitue leur humanité.

Enfin, l’Évangile de Marc nous rappelle que : « Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. » (Évangile selon saint Marc 16,20). L’expression qu’utilise saint Marc : « Le Seigneur travaillait avec eux » montre que le Christ ressuscité est présent à son Église et que c’est lui qui, à travers les disciples, continue d’être à l’œuvre jusqu’au terme de l’histoire de l’humanité.

Père François Régnault (prêtre du diocèse d’Orléans) dans ECDL n°22, avril 2018.

PRIÈRE de François Chagneau pour l’Ascension :

Notre fête de ce jour monte vers Toi, Dieu notre Père.
Tous nos silences, nos chants et nos paroles,
sont tendus vers Toi
et participent à la louange de toute la création.
Tu as rappelé à Toi ton Fils Jésus-Christ
par qui nous fut donné ton Salut.
Il retourne aujourd’hui partager ta Gloire.
Dans ce mouvement qui l’entraîne avec Lui,
pour que soit donné ton souffle à notre humanité.
Ainsi nous pénétrons dans le mystère de ton Fils.
Nos yeux ne peuvent plus voir,
mais nous savons que son retour est déjà commencé;
Sa disparition crée en nous le vide de l’amour,
Mais nous savons que par notre amour
nous lui redonnons son visage.
Par cet amour nous demeurons en Lui
et par lui nous demeurons en toi.
Il nous rassemble en ce jour,
et c’est par son Esprit
que notre communion acclame ta Gloire.

François Chagneau

Et autres prières pour l’Ascension sur la page internet: https://toulouse.catholique.fr/Des-prieres-pour-l-Ascension

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc. (Mc 16,15-20)

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné.

«Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants: en mon nom, ils expulseront les démons; ils parleront en langues nouvelles; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien.»

Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.


Sermon de saint Augustin pour l’Ascension :

Aujourd’hui notre Seigneur Jésus Christ monte au ciel; que notre cœur y monte avec lui.

Écoutons ce que nous dit l’Apôtre: Vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut: c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Le but de votre vie est en haut, et non pas sur la terre. De même que lui est monté, mais sans s’éloigner de nous, de même sommes-nous déjà là-haut avec lui, et pourtant ce qu’il nous a promis ne s’est pas encore réalisé dans notre corps.

Il a déjà été élevé au-dessus des cieux; cependant il souffre sur la terre toutes les peines que nous ressentons, nous ses membres. Il a rendu témoignage à cette vérité lorsqu’il a crié du haut du ciel: Saul, Saul, pourquoi me persécuter? Et il avait dit aussi: J’avais faim, et vous avez donné à manger.

Pourquoi ne travaillons-nous pas, nous aussi, sur la terre, de telle sorte que par la foi, l’espérance, la charité, grâce auxquelles nous nous relions à lui, nous reposerions déjà maintenant avec lui, dans le ciel? Lui, alors qu’il est là-bas, est aussi avec nous; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec lui. Lui fait cela par sa divinité, sa puissance, son amour; et nous, si nous ne pouvons pas le faire comme lui par la divinité, nous le pouvons cependant par l’amour, mais en lui.

Lui ne s’est pas éloigné du ciel lorsqu’il en est descendu pour venir vers nous; et il ne s’est pas éloigné de nous lorsqu’il est monté pour revenir au ciel. Il était là-haut, tout en étant ici-bas ; lui-même en témoigne: Nul n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme, qui est au ciel.

Il a parlé ainsi en raison de l’unité qui existe entre lui et nous: il est notre tête, et nous sommes son corps. Cela ne s’applique à personne sinon à lui, parce que nous sommes lui, en tant qu’il est Fils de l’homme à cause de nous, et que nous sommes fils de Dieu à cause de lui.

C’est bien pourquoi saint Paul affirme : Notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres; et tous les membres, bien qu’étant plusieurs, ne forment qu’un seul corps. De même en est-il pour le Christ. Il ne dit pas: le Christ est ainsi en lui-même, mais il dit: De même en est-il pour le Christ à l’égard de son corps. Le Christ, c’est donc beaucoup de membres en un seul corps.

Il est descendu du ciel par miséricorde, et lui seul y est monté, mais par la grâce nous aussi sommes montés en sa personne. De ce fait, le Christ seul est descendu, et le Christ seul est monté; non que la dignité de la tête se répande indifféremment dans le corps, mais l’unité du corps ne lui permet pas de se séparer de la tête.

 
Dans le lien ci-après, vous pourrez découvrir un micro-trottoir suivi d’une explication du mot Ascension au sens chrétien (4 minutes): https://www.youtube.com/watch?v=fi6k0M3JO_w

Dans cet autre lien, un commentaire franciscain accompagné d’images de Jérusalem (6 minutes): https://www.youtube.com/watch?v=wSBrbnonlVg

Ou, pour le régal des oreilles, un nouveau chant chrétien, « Jésus tu montes au ciel »: https://www.youtube.com/watch?v=dBrVZCqqCsY

— 
Xavier Guermonprez, prêtre à Montargis.xguermonprez45@gmail.com